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Bilans biologiques

 
La médecine biologique puise ses racines dans la compréhension des mécanismes physiologiques.
De nombreux bilans biologiques sanguins, urinaires ou salivaires permettent de mieux comprendre

nos facteurs de risque pour une prévention personnalisée
les grandes perturbations biologiques causées ou associées aux maladies chroniques ou aiguës.
 
Dans les deux cas, une correction de ces anomalies peuvent améliorer grandement le patient.
Les bilans biologiques s’inscrivent dans une biologie systémique, où chaque valeur des paramètres mesurés doit être considérée, non pas individuellement, mais en corrélation avec toutes les autres valeurs des autres paramètres.
Cette vision holistique permet ainsi de sortir de la tyrannie des chiffres et de mieux comprendre pour mieux corriger les dysfonctionnements associés aux maladies.

On distingue ainsi schématiquement plusieurs bilans biologiques :
Ceux qui permettent de décrire les grands équilibres nutritionnels et le stress oxydant (c'est-à-dire la balance nutriments antioxydants/radicaux libres), se pratiquent sur un prélèvement sanguin. On retient, sans être exhaustif,
  - Bilan Nutritionnel et Antiradicalaire: BNAR
  - Bilan du Stress Oxydant
  - Profil des Acides Gras
  - Bilan Oligoélémentaire et Vitaminique
  - Profil de Protéomique fonctionnelle (méthode de CEIA)
  Ces bilans ont de nombreuses indications : pour résumer, ils permettent d’objectiver les déséquilibres en nutriments donc intéressent la nutrition et au-delà, par la micronutrition et la nutrithérapie orthomoléculaire, et rendent possible la prise en charge des affections chroniques et celles liées au vieillissement et à sa prévention.
Ceux, plus spécifiques, pour suivre l’évolution de certains métabolismes et de certaines affections:
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le bilan CardioVasculaire (prélèvement sanguin) pour le suivi et la prévention des affections de même nom.

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le bilan du Métabolisme Osseux (prélèvement sanguin) pour le suivi de l’ostéoporose en particulier

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le bilan Oligoélémentaire (prélèvement sur les cheveux) pour mieux approcher ce métabolisme et envisager une correction personnalisée, dans tous les domaines de la chronicité et de la prévention du vieillissement

  - le bilan Salivaire Hormonal (prélèvement sur la salive). Intérêt dans la gestion de la ménopause et dans le suivi du métabolisme de certaines hormones surrénales comme le DHEA et le cortisol
  - le Profil Urinaire des Neurotransmetteurs (prélèvement urinaire) pour mieux comprendre le métabolisme de ces médiateurs dans les troubles de l’attention chez l’enfant, dans la gestion des chronicités des troubles de l’humeur de l’adulte et chez le senior dans le cadre de la perte de l’efficience cérébrale.
  - l’étude du Métabolisme sur 24H du Cortisol et de la Mélatonine (sur les urines) dans de nombreuses affections liées à la désynchronisation biologique (fatigue, le sommeil, etc.)
  - le Métabolisme Organique Urinaire (sur les urines) pour mieux appréhender les pathologies liées à l’hyperperméabilité de l’intestin grêle, comme les dysbioses intestinales, les candidoses, etc.
  - les Peptides Urinaires (sur les urines), intéressant en particulier dans les troubles comportementaux de l’enfant en rapport avec une mauvaise dégradation de gluten et de la caséine du lait.
Ceux en rapport avec les intolérances alimentaires.
Il est possible, à partir de trois bilans, le Cytotest, l’Immupro 300 et le Food Screen (prélèvement sanguin), de définir les aliments qui conviennent à notre immunité.
Enfin, des bilans qui associent plusieurs analyses (prélèvements sanguins et urines)
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le Nutribilan qui associe un bilan du stress oxydant, un profil des acides gras et certaines intolérances alimentaires
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Le Brainscreen, qui associe une étude sur les urines des neurotransmetteurs et des facteurs influençant leur métabolisme, en particulier les acides gras, (les oméga 3) et certains antioxydants ou facteurs fondamentaux, comme la ferritine (prélèvement sanguin). Les indications sont multiples chez l’enfant avec des troubles de l’attention, mais aussi chez l’adulte et le senior pour une approche biologique des troubles de la performance, de l’humeur, du vieillissement, de l'épuisement professionel et du burn-out.
Enfin, la prévention personnalisée à travers certains tests de nutrigénomique (prélèvements sanguins)
   
Quel est l’intérêt des tests de génomiques?
Ils renseignent sur l’interaction de nos gènes (ce que nous sommes) avec notre environnement (ce que nous faisons: alimentation, habitudes toxiques, expositions aux pollutions, traitements médicamenteux, etc.)
Cette expertise permet une prévention et une correction très concrète de notre mode de vie.
Comment peut-on prévenir certaines maladies, en particulier les affections chroniques et celles liées au vieillissement?
En identifiant, quand cela est possible, les facteurs de risque d’aujourd’hui qui peuvent devenir les maladies de demain et en établissant, à partir de la génétique, une sorte de «carte» de nos faiblesses et de nos forces. La nutrition et la correction de notre mode de vie, sont au centre des mesures préventives ciblées individuellement.
Des supplémentations en nutriments (vitamines, antioxydants, acides gras, etc.) sont aussi proposés personnellement.
Comment est-il possible de changer ce qui semble fixer par la génétique?
Si nos gènes ne changent pas, leurs expressions peuvent être modifiées: c’est le résultat de l’interaction de ceux-ci avec notre mode de vie qui, justement, détermine ce que nous devenons.
Comment pratiquement procéder pour connaître nos facteurs de risque, nos forces et nos faiblesses?
En pratiquant, une seule fois dans notre vie, sur un simple prélèvement sanguin, une cartographie des principaux gènes connus qui entrent en jeu dans de nombreuses affections.
La réalisation d’une telle approche exige le cadre de la consultation médicale, indispensable à l’interprétation et à la communication des résultats. Cela doit s’envisager en deux temps: celui de la 1ère consultation qui détermine le choix entre les différents tests possibles à demander au laboratoires médical, selon l’histoire et l’attente du patient et celui de la 2ème consultation qui permettra l’interprétation, la communication des résultats et établira la stratégie préventive.
A cette occasion, dans le cadre de cet entretien, un livret résumé du tout sera remis au patient.
Est-ce que de tels tests génétiques permettent de faire un diagnostique?
Non, ces tests n’ont pas pour vocation de dépister des maladies génétiques, ni de poser le diagnostic d’un cancer ou de telle ou telle maladie.
Ces tests sont des tests de sensibilité de certains gènes à différents facteurs environnementaux pour proposer une stratégie globale de prévention individualisée.
Quels sont les facteurs de risque identifiables à travers de tels tests?
Tout ceci est très évolutif, mais on peut actuellement proposer l’étude de plusieurs panels de gênes en interaction avec l’environnement:
  - ceux liés au stress oxydant donc au vieillissement et ceux en rapport avec notre capacité à détoxifier.
- Ceux liés aux maladies cardiovasculaires, au métabolisme des graisses, à l’hypertension, etc.
- Ceux liés au métabolisme de l’os, en particulier le risque d’ostéoporose.
- Ceux liés à notre métabolisme général et à l’inflammation.
- Ceux liés à notre susceptibilité alimentaire au service d’un conseil nutritionnel préventif personnalisé.
Enfin, ces tests génétiques ne sont pas exhaustifs, car cette génomique n’en est qu’à ses débuts. Ce n’est pas un bilan sanguin «magique» dans lequel on «verrait tout», cela n’existe pas. Ce sont des tests de prévention basés sur l’étude de certains gènes qui sont connus pour leur sensibilité à notre mode de vie. Cette approche ne peut s’envisager que dans le cadre d’un laboratoire médical compétent et d’un entretien médical personnalisé: on pourrait dire qu’ils représentent le «meilleur cadeau» que l’on pourrait faire à un organisme encore jeune qui voudrait mieux conduire sa vie pour vieillir si possible en meilleure santé.

Pour en savoir plus: Chez Armand Colin, «Nos gènes, notre santé et nous» par le Pr. Helena BARANOVA.